Le dollar soutenu par les craintes d'une intervention de la BoJ (7/18/02) Greenspan s'efforce d'apaiser la crise de confiance des marchés (7/18/02) Japon - La BoJ accentue son optimiste sur l'économie (7/17/02) Previous Next
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Le dollar soutenu par les craintes d'une intervention de la BoJ 7/18/02, Reuters ZURICH.- La devise américaine se maintenait, jeudi, au-dessus de ses récents plus bas contre yen, euro et franc suisse en raison des craintes d'une intervention de la Banque du Japon sur le niveau des 115 yen pour un dollar et des commentaires du président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, mettant en garde contre toute extrapolation de la baisse actuelle du billet vert.
L'euro < EUR/USD Spot > s'échange en début de séance européenne à 1,0077 dollar contre 1,0050/55 en fin de séance asiatique et 1,0070 en fin de séance américaine, soit au dessus du plus bas de deux ans et demi touché mardi à 1,0162 dollar.
Le dollar s'échange à 1,4532/40 franc suisse, jeudi à Zurich soit au dessus du plus bas depuis mars 1999 touché mercredi par le billet vert à 1,4443 franc suisse.
Enfin, la devise américaine se maintient au dessus du plus bas de 17 mois à 115,50 yen < JPY/USD SPT > enregistré mardi. Le billet vert se traite, jeudi en début de séance européenne, au dessus des 116,50/60 yen.
Le recul du billet vert est freiné par les déclarations des aurtorités japonaises laissant présager une intervention, éventuellement concertée des banques centrales pour le soutenir.
Zembei Mizoguchi, le responsable du bureau international du ministère japonais des Finances, a déclaré, jeudi, que le ministère était en contact permanent avec ses homologues étrangers sur les questions de change, ajoutant que des mesures seraient prises si les évolutions sur le marché le justifiait.
La référence à des contacts avec les autorités monétaires des autres pays a d'autant plus retenu l'attention des opérateurs que Mizoguchi l'avait déjà mentionnée la veille.
Pour autant, un trader basé à Zurich soulignait jeudi matin que ces "histoires d'intervention concertée des banques centrales" n'émanent que du Japon".
La devise américaine continue aussi de bénéficier des déclarations faites mardi par le président de la Réserve fédérale américaine, dans son discours devant la commission bancaire du Sénat américain.
"De très abondants commentaires ont laissé entendre au cours des dernières semaines que les inquiétudes sur les perspectives de bénéfices des entreprises (américaines) et les nombreuses révélations sur les problèmes comptables et de gouvernance avaient contribué non seulement à déprimer le cours des actions mais aussi celui du dollar sur le marché des changes" avait notamment affirmé Alan Greenspan, avant de mettre en garde contre toute extrapolation concernant la devise américaine.
"Les changes suscitent probablement plus de pronostics que n'importe quelle autre variable économique, et avec moins de succès" avait-il averti, ajoutant : "On a beaucoup extrapolé la tendance à la baisse du dollar; il y a donc intérêt à marquer les interprétations au coin de la prudence".
Pour Minori Takeuchi, responsable adjoint de la recherche du département Global Trading de la Chase Manhattan Bank, "le fait que Greenspan se soit exprimé beaucoup plus que d'habitude sur le dollar laisse penser qu'il est attentif à cette question". Aussi "les opérateurs sont-ils devenus plus prudents et ils ne poussent pas le billet vert plus bas, au moins pour le moment".
Mais, à Tokyo, les cambistes avaient aussi remarqué les propos de l'influent économiste américain, Fred Bergsten, repris par le Financial Times et plaidant pour une poursuite de l'ajustement des parités de la devise américaine.
Bergsten qui dirige l'Institute for International Economics, estime en effet qu'il faut laisser le dollar accomplir sa nécessaire correction au cours de l'année qui vient, en espérant que sa trajectoire sera aussi régulière qu'elle l'a été au cours des six derniers mois".
Bergsten estime que les Etats-Unis devraient s'abstenir d'intervenir sur le marché des changes et que Washington comme ses partenaires du G7 devraient prévenir toute mesure destinée à contrecarrer l'ajustement en cours.
Le conseiller économique de la Maison Blanche, Glenn Hubbard, a pour sa part souligné devant la commission économique du Congrès qu'un dollar faible a favorisé la reprise dans le secteur manufacturier.
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