AOL suspecté de tricherie sur ses ventes publicitaires (7/19/02) USA: chute de l’indice de Philadephie (7/19/02) USA - Salaire réel +0,6% en juin contre +0,2% en mai (7/19/02) Previous Next
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AOL suspecté de tricherie sur ses ventes publicitaires 7/19/02, L'Expansion S’agit-il d’un nouvel Enron, appliqué à l’univers des médias ? L’affaire n’est pas pour restaurer la confiance des marchés : selon le Washington Post, AOL Time Warner aurait gonflé ses ventes publicitaires, et ce juste avant, puis après sa fusion fondatrice pour donner naissance au numéro un mondial de la communication et des médias. Conséquence, à 18 heures, heure française, le titre perdait plus de 6% à Wall Street. Depuis le début de l’année, l’action du mastodonte a fondu de près des deux tiers.
La manipulation serait le fait de la filiale internet du groupe, c’est-à-dire du seul fournisseur d’accès AOL. La société aurait ainsi majoré ses rentrées publicitaires de 270 millions de dollars entre 2000 et 2002. Soit l’équivalent environ de 2% de son chiffre d’affaires selon le responsable de la communication. La manœuvre aurait ainsi permis à AOL de rassurer les investisseurs, à l’heure où la « net économie » surfait encore sur ses récents succès. A l’heure aussi où les revenus issus de la pub commençaient à fléchir partout dans le monde.
Ces révélations embarrassantes tombent au plus mal... au moment où la direction d’AOL Time Warner envisage une refonte de son top management. L’actuel numéro deux du groupe, Robert Pittman, ex-patron d’AOL, devait annoncer jeudi soir son départ, selon CNBC. Il pourrait être remplacé par un ancien cadre de Time Warner. Ce qui symboliquement marquerait une nouvelle redistribution des cartes en interne. Et consacrerait définitivement le déclin de la société internet, après que le PDG Gerald Levin (ex-Time Warner), aujourd’hui remplacé par Richard Parsons (lui aussi ex-Time Warner), eut évincé lors de la fusion le fondateur d’AOL, Steve Case.
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