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Marchés/USA - Prudence à deux jours du 11 septembre 9/10/02, Reuters NEW YORK.- Des rachats à bon compte ont succédé à des prises de bénéfice lundi sur les marchés boursiers américains qui ont pu ainsi terminer la tête hausse, ce qui n'a pas fait les affaires du marché obligataire.
Le dollar a très peu profité de son côté du renversement de tendance positif de la Bourse.
Après la forte hausse de vendredi, la tentation était grande de prendre son bénéfice sur les marchés boursiers et c'est ce qui s'est passé en matinée à Wall Street et sur le Nasdaq, dans un certain climat d'anxiété à deux jours de la commémoration des attentats du 11 septembre et compte tenu des risques d'intervention américaine en Irak.
Les cours sont toutefois tombés suffisamment bas pour motiver des rachats à bon compte, notamment de valeurs high techs telles que Microsoft ou AOL Time Warner sévèrement attaquées en matinée.
L'indice Dow Jones a gagné 1,09% et le Nasdaq Composite 0,72%, alors qu'ils perdaient respectivement jusqu'à 1,3 et 1,9% en matinée.
"Nous commençons à gravir un mur d'inquiétude", commente Arnie Owen (Roth Capital Partners). "Le marché est à un niveau où les acheteurs reviennent; quelles que soient les nouvelles, ils achètent des actions".
RECUL DES OBLIGATIONS
Comme souvent ces derniers mois, ce qui fait le bonheur de la Bourse fait le malheur du marché obligataire et inversement. Quand Wall Street était en baisse matinée, les obligations étaient en hausse puis le mouvement s'est inversé.
Les échéances courtes du marché obligataire US, comme leurs homologues européennes, ont de plus souffert du fait que le président de la Banque centrale européenne Wim Duisenberg a douché les espoirs de voir la BCE baisser ses taux.
Les échéances longues se sont un peu mieux tenues, les investisseurs jouant sur une courbe plus longue dans l'espoir que la courbe des rendements s'aplanisse à présent que le marché a abandonné tout espoir d'une réduction des taux par la Réserve fédérale.
Les déclarations routinières de Cathy Minehan, président de la Fed de Boston, et celles de Michael Moskow, son homologue de Chicago, n'ont en effet rien fait pour donner l'espoir d'une détente monétaire. Les opérateurs font toutefois valoir que les volumes sont trop faibles - en particulier pour cause de golf à Chicago - pour tirer des conclusions définitives sur l'évolution des cours. Comme en Bourse, la prudence sera de mise avant les cérémonies du 11 septembre.
La note à cinq ans perd 10/32 à 100-20/32, tandis que l'emprunt à 30 ans a cédé 4/32 à 107-23/32.
LEGER PROGRES DU DOLLAR
Le 11 septembre et la réthorique à la fois guerrière et diplomatique de George W. Bush ont également poussé les cambistes à jouer la circonspection, d'autant que les nouvelles économiques étaient rares et que le retournement haussier de Wall Street n'a donné qu'un modeste coup de pouce au dollar.
"Je crois que personne ne se risque avant le 11 septembre et le discours de Bush à l'Assemblée générale des Nations Unies jeudi", commente Hugh Walsh (Fortis U.S.A.).
En fin de journée, l'euro se traitait autour de 97,90 cents < EUR/USD Spot >, en baisse de moins de 0,20% sur la clôture de vendredi. Le dollar a gagné 0,30% autour de 118,85 yens.
De l'avis de certains cambistes, le dollar pourrait se renforcer si les statistiques européennes continuent de témoigner d'une croissance anémique, mais seulement s'il réussit à passer les caps du 11 septembre et du discours de Bush.
Les statistiques sont défavorables à l'euro et de surcroît, il n'a reçu aucune aide du président de la Banque centrale européenne (BCE) Wim Duisenberg qui a déclaré samedi que la politique monétaire était adaptée à la situation économique dans un avenir prévisible.
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