Zone euro-La BCE voit s'éloigner le risque d'inflation - Rapport (8/8/02) France - Le déficit budgétaire de 26,19 mds d'euros à fin juin (8/7/02) R-Uni: « légère hausse » des pressions inflationnistes (8/7/02) Previous Next
Pour
avoir accès gratuitement et en temps réel aux cotations&graphiques
pour toutes les principales devises
Cliquez ici
|
|
Zone euro-La BCE voit s'éloigner le risque d'inflation - Rapport 8/8/02, Reuters FRANCFORT.- La Banque centrale européenne (BCE) se montre plus pessimiste à propos de la croissance de la zone euro cette année, mais estime que les risques d'inflation sont devenus moins menaçants, d'après son rapport mensuel publié jeudi.
Le rapport d'août renforce la position de statu quo de la banque centrale sur les taux d'intérêt et, contrairement à ce que prévoyaient les marchés, ne laisse pas entendre que la BCE pourrait envisager de réduire le loyer de l'argent pour ranimer en Europe une reprise qui demeure fragile.
"Le Conseil des gouverneurs est parvenu à la conclusion que la balance des risques pesant sur la stabilité des prix est devenue plus équilibrée, même si les récentes évolutions continuent d'envoyer des signaux contrastés", peut-on lire dans le rapport.
Ces propos contrastent nettement avec les mots employés dans le rapport de juillet, quand la BCE jugeait au contraire que les risques d'inflation à moyen terme restaient plutôt orientés à la hausse.
La BCE, qui a laissé une nouvelle fois jeudi dernier son principal taux directeur inchangé à 3,25%, ajoute que l'économie de la zone euro gagne progressivement en vigueur.
Elle a toutefois omis de façon évidente de faire cette fois allusion à sa prévision d'un retour de la zone euro à son taux de croissance potentiel (2,0-2,5%) d'ici la fin de l'année.
"L'incertitude entourant la vigueur de la reprise actuelle est grande, compte tenu des déséquilibres existant dans d'autres parties du monde et de l'évolution récente des marchés financiers", poursuit la BCE.
Depuis plusieurs jours, les marchés financiers et certains économistes ont commencé à spéculer sur d'éventuelles baisses de taux prochaines de la part de la Réserve Fédérale et de la BCE, afin d'éviter que le marasme boursier n'entame trop la confiance et la croissance.
Le contexte a changé si l'on se souvient que la BCE a mis en garde cette année contre les menaces inflationnistes que faisaient planer la forte croissance de la masse monétaire, des accords salariaux jugés généreux et le non-respect par les pays membres de leur objectif de ramener les finances publiques à l'équilibre.
Ces avertissements, doublés de l'espoir d'un rebond rapide de l'économie des Douze, avaient alors conduit nombre d'économistes à tabler sur un relèvement des taux de la BCE avant la fin de l'année.
Après publication du rapport, les contrats sur le Bund de septembre et l'Euribor ont fait un bond passager tandis que l'euro restait stable.
|