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Valeurs mobilières US et dollar ont tous baissé 6/21/02, Reuters NEW YORK - Jeudi a vu une baisse généralisée de tous les actifs américains, tant les actions, victimes d'une désaffection qui ne se dément pas, que les obligations, en raison de prises de bénéfice, et le dollar affecté par un déficit des comptes courants record.
Des actes de violence à présent quotidiens au Proche-Orient et des valeurs biotechnologiques sévèrement attaqués ont conduit les marchés boursiers américains à tomber à des niveaux qui n'avaient plus été observées depuis l'automne dernier.
Le Dow Jones a cédé 1,36% et le Nasdaq Composite 2,14% dans un contexte de défiance générale envers les entreprises, que ce soit au niveau de la tenue de leur comptes que de leurs perspectives de résultats.
Des situations particulières - "profit warning" de Genzyme, enquête sur ImClone - ont plombé les biotechs, tandis que les valeurs de l'automobile ont elles été victimes d'une manière générale d'une révision de l'appréciation de Morgan Stanley.
La progression plus élevée que prévu de l'indice précurseur de mai n'y a rien changé, d'autant que des professionnels se posent des questions sur la stabilité de cet indicateur et sur l'intérêt qu'on peut porter à sa lecture.
LE DOLLAR AU PLUS HAUT DEPUIS JUIN 2000
Le dollar a touché un plancher de deux ans contre l'euro, ayant pâti d'un déficit courant record de 112,5 milliards de dollars au premier trimestre et aussi du marasme des actions. Les analystes voient à présent l'euro s'acheminer vers la parité avec le dollar en cours d'année.
"La statistique commerciale confirme ce que tout le monde pensait. On aurait pu s'attendre à quelque chose du type 'acheter sur la rumeur, vendre sur le fait' mais personne ne veut être long en dollar", commente Robert Houck (Wells Fargo, Minneapolis). "On ne peut pas aller à contre-courant; si on le fait, c'est à ses risques et périls".
L'euro a atteint 96,67 cents, au plus haut depuis les 96,94 du 19 juin 2000, avant de revenir à 96,50 en fin de journée, soit une hausse de 0,8%.
PRISES DE BENEFICE SUR LES FONDS D'ETAT
Habituellement, les fonds d'Etat tirent parti des malheurs de la Bourse. Pas cette fois-ci. Des prises de bénéfice les ont ramenés de leurs sommets de cinq à six mois.
Mais la statistique commerciale et la baisse du dollar font craindre une désaffection des investisseurs envers l'ensemble des actifs libellés en dollar.
De surcroît, la forte hausse de l'indice de la Fed de Philadelphie à 22,2 en juin contre 9,1 en mai, soit au mieux depuis quatre ans, est annonciatrice d'une redressement économique au second semestre. Son corollaire est le risque d'une remontée de l'inflation, ce que déteste par dessus tout le marché obligataire.
Les intervenants ne se sont pas de souci cependant, jugeant que, tant que les perspectives économiques sont aussi incertaines, la Fed s'abstiendra de resserrer les taux. Mais ils ajoutent que de nouvelles prises de bénéfice vendredi, juste avant le week-end n'auraient rien d'étonnant.
Les analystes pensent que le rendement du 10 ans pourrait tester la résistance de 4,62%, après avoir enfoncé celle de 4,80%. Les pertes varient de 4/32 pour le deux ans à 30/32 pour le 30 ans.
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